La peinture de Kees Okx sort du quotidien, provoque l’ouverture, parle à l’absolu et va à l’essentiel.Son oeuvre semble surgir d’une grande explosion.Il gère une peinture gestuelle qui réclame beaucoup de travail sur chacune de ses toiles.

Voilà une peinture vivante où chaque tableau est un labyrinthe de formes et de couleurs, de signes et de symboles.Chacune de ses toiles s’articule comme une interrogation éveillant l’homme à son destin et à sa vérité.

Sa peinture est marquée par des silences,des brissures et en même temps par des mises en relation et des superpositions.

exposition Kees Okx à la Galerie Champaloux à Limoges

Marcel ValadCentre Presse

Kees Okx dit le plus lorsqu’il dit le moins: il vit une peinture qui échappe au visible.Il se réalise plus dans le rêve que dans la réalité.

Henri BastitLe Cahier du Cercle d’Art

Kees Okx est né à Haarlem aux Pays-Bas. Il suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts d’Amsterdam.

Depuis la première moitié des années 60, le travail de Kees Okx est tourné vers le signe, vecteur de communication propice à transcender les différences culturelles. Il dresse un constat pessimiste du présent et du devenir de l’Homme, attribuant le chaos actuel à la substitution du signe symbolique au profit du signe fonctionnel et profane.

L’oeuvre de Kees Okx s’attache à retrouver les signes traditionnels de l’Humanité : « La recherche des signes est le fruit d’une expérience qui dépasse le rationnel. Des signes fondamentaux et universels venant de la nuit des temps sont enfouis dans notre pensée. J’essaie tout simplement de déterrer ces signes. Est-ce que je fais de l’art primitif ? C’est possible…

Cette oeuvre est une collecte permanente, consciente ou intuitive, des signes des diverses civilisations. Dans chacune de ses toiles peuvent se deviner des motifs arabes, africains ou asiatiques. Il livre une oeuvre vibrante et énergique empreinte de spiritualité, s’appuyant sur les principes fondamentaux de l’Univers et de l’Homme : l’espace, le temps, le langage. Dans une apparente confusion expressionniste, un foisonnement à la limite de la saturation, Okx cherche à entraîner l’Homme au coeur de lui-même.

Le Groupe de GravelinesMusée de Gravelines (Nord)

Remarqué par Mr.W.Sandberg, Directeur du Musée d’Art Moderne à Amsterdam, Kees Okx a très rapidement participé à de nombreuses expositions tant nationales qu’internationales.

Kees Okx se révèle un coloriste hors pair, mais le plus étonnant réside dans sa faculté de créer des images incroyables qui sont comme des puzzles aptes à attirer l’attention des psychanalystes.Tout paraît venir de son subconscient.

Kees Okx travaille par instinct, et, au final, l’harmonie des lignes, des couleurs et des symboles est proprement fantastique.

Kees Okx est le créateur d’un univers étonnant qui semble se transformer en message codé.Lorsque l’on regarde fixement ses oeuvres, son lyrisme, son impressionnisme abstrait et poétique font penser à un Bissière, à l’école de Paris, un peu au groupe Cobra.

Alors, l’histoire nous le dira, son avenir paraît maintenant aussi chantant que son accent hollandais. En attendant au calme et au contact de la nature qu’il affectionne tant, Kees Okx continue sans relâche, de créer des oeuvres qui ne cessent d’étonner.

Interview avec Kees Okx, lors de l‘exposition Kees Okx à la Galerie de l’Université à Dunkerque

Jeanne Bessière

Kees Okx appartient au cercle des poètes qui n’ont pas disparu.Il écrit à l’ombre de la toile et prépare le saut dans la peinture à travers l’écriture.Il écrit et peint pour s’initier à essentiel.Dans sa quête de perfection, il élargit la sphère de ses connaissances en écrivant de bas en haut, en mêlant les signes et les couleurs, en renonçant au plaisir, en se dispersant dans l’unité, en lisant à l’envers, en recherchant l’apparent dans le caché et le caché dans l’apparent. Dans la nuit à vivre, il découvre l’aube de la création. Et dans la joie de créer, il se répand sur la toile qui le reçoit dans l’hospitalité de sa chair, assimilant l’absence, nommant le silence, dominant le désir, domestiquant et canalisant le délire.

Okx traduit son univers pictural dans une unité dispersée. Il se nourrit de solitude autant que d’amitié, de silence que de langage, d’obscurité que de lumière et de réponses que d’interrogations. Son écriture vernaculaire truffée de motifs traditionnels, recherche à Paris et à Amsterdam des signes avant-gardistes qui éveillent la toile de son sommeil bienheureux. Le souffle moderniste vient habiller la toile de tissus révolutionnaires mêlant les inquiétudes du présent aux promesses du futur afin de recevoir le déluge artistique et préserver, au sein de l’apocalypse, ce qui mérite de durer et d’être préservé par la mémoire.

Mustapha Chelbi Le Courrier des Galeries

Kees Okx a forgé un style hors du commun. La peinture est pour lui une véritable obsession: il n’est pas un seul jour où il n’ait trouvé le temps de peindre.Sous son pinceau, la nature explose et la lumière jaillit tel un bouquet de sonotités visuelles.

Aux dominantes verts qui caractérisent bon nombre de ses toiles se conjuguent des ocres éblouissants de vie, des bleus azurés. Irradiant la surface du tableau de lumière, le peintre fait jaillir la couleur des profondeurs pour qu’elle explose en mille étincelles. Et l’on reste ébloui devant « La corniche de la Côte d’Opale », « La migration des oiseaux » ou « Vent, mer et rochers ».

Cherchant le langage unique et secret de la nature, celui qui ne « contient pas la logique d’un vrai langage, comme une sorte de reste par lequel on peut retourner au sentiment » comme le dit l’artiste lui-même, sa peinture utilise un dessin et une couleur hors-nature pour construire des univers imaginaires et visionnaires comme le firent les moines irlandais avec leurs manuscrits à entrelacs, ou les sculpteurs romans, rejoints par Gauguin, Cézanne et Kandinsky.

Ode à la nature, la peinture de Kees Okx possède cette faculté rare de raviver les sens du spectateur et d’enrichir son imaginaire.

Présentation de l’exposition Kees Okx au « Carré d’Or », Paris

Benoît Quentin